Ce n’est pas à nous de payer leurs erreurs !

Revendiquons la reconnaissance de notre travail ! Des moyens pour travailler au lieu de réduction de coûts ! De bonnes augmentations !

Ce n’est pas à nous de payer leurs erreurs

Dividendes et rémunérations exorbitantes du staff : ils nous coûtent trop cher !

Pour notre avenir, interpellons les États actionnaires, l’Europe, pour changer de stratégie et de dirigeants.

Côté jardin, M.Bozotti déclare : « ST va renouer avec un bénéfice net en 2014 » « Le Chiffre d’Affaires et la marge brute sont bien conformes à nos attentes » « Si l’on exclut les anciens produits de ST-Ericsson, notre chiffre d’affaires a progressé de 3,2%, une performance meilleure que nos marchés cibles »…

Côté jardin, l’Assemblée des actionnaires a décidé le 2 décembre de poursuivre la distribution des dividendes, qui vont nous coûter 342 Millions $ en 2013, handicapant nos investissements  !

Tout va bien, Madame la Marquise…

Côté cour, nous subissons un vissage en règle et tatillon des dépenses, des investissements. Tours sort de trois semaines de chômage partiel. Des milliers de salariés ST ont été licenciés hors France & Italie en 2013. Et en Italie, l’année commence par 419 licenciements à Micron, tous des ex-collègues de ST.  On demande aux managers de diffuser un discours alarmant.

Côté cour, la direction convoque un Comité Central d’Entreprise le 5 février pour la mise en place d’un « plan d’amélioration de la performance ». Traduction : un risque de mesures négatives pour les salariés !

Tout va mal Madame la Marquise …

Double-langage, demi-vérités… le PDG de ST et une bonne partie du « staff » , qui ont commis beaucoup d’erreurs de gestion, défendent avant tout leurs postes, leurs intérêts et ceux des actionnaires. Impossible de leur « faire confiance » sur des choses aussi importantes que l’avenir du secteur digital en Isère, de la techno FDSOI, du site de Tours, de l’avenir durable de l’usine de Rousset etc.

Le maintien des emplois en France à ce jour n’est pas un « cadeau » dont nous serions redevables à nos dirigeants ! Il est principalement lié à l’intervention des pouvoirs publics.

La CGT appelle les salariés à se mobiliser sur deux points qui sont liés : l’avenir de l’entreprise et de nos emplois ;  nos conditions de travail et nos salaires.

  • La stratégie de repli et de gestion financière doit être abandonnée. Il faut des moyens, des dépenses, des investissements, des embauches pour consolider les secteurs où ST est présent, et pour revenir dans les domaines abandonnés.
  • Les dirigeants ont sans doute besoin « d’un plan d’amélioration de leur performance » ! Quant aux salariés ils veulent plutôt un « plan de RECONNAISSANCE de leur performance » , de leur travail. Arrêter la rigueur salariale en vigueur depuis des années. Investir dans les salariés.

Soyons vigilants sur ce qui sera dit au CCE extraordinaire du 5 février.

Pas question d’accepter des « sacrifices » ! Mobilisons-nous !

Le lourd bilan de M.Bozotti

  • Sortie des mémoires de ST en 2007. En 2014, des centaines de licenciements d’ex collègues ST ont lieu à Micron en Italie, et ST a perdu une activité stratégique
  • Création de ST Ericsson en 2008, avec une gestion calamiteuse au début puis arrêt de l’activité au moment où elle allait mieux. Des milliers de licenciements hors-France. Une activité clef pour le multimédia disparue. Le secteur digital fragilisé. Les emplois sauvés en France uniquement par l’intervention du gouvernement.
  • L’activité Imaging a manqué être vendue, et du retard a été pris à ce moment. L’IT CAD a failli être externalisé.
  • Pendant des années, ce ne sont que réductions que coûts, embauches insuffisantes, sous –investissement industriel.

Interpellons les pouvoirs publics

Les Pouvoirs Publics en France ont avalisé la stratégie de ST tout en cherchant à en limiter l’impact sur l’emploi. En Italie, le gouvernement n’est pas clair sur son annonce de vente des actions de ST. L’Europe affiche depuis mai 2013 des objectifs très ambitieux pour la micro-électronique mais ne s’en donne pas les moyens.

Il faut donc se mobiliser avec notamment les collègues italiens pour peser dans le bon sens.

Loin de se désengager, les Etats doivent renforcer leur présence et leur contrôle dans ST.

Nano2017 et Tours 2015 doivent s’accompagner d’engagements en matière de capacités de production et d’emplois. Il faut se donner les moyens de produire en quantité les technos avancées, que ce soit en FDSOI, en « bulk », pour Imaging. SOITEC doit être sécurisé.

Il doit y avoir une vision nationale et européenne de la micro-électronique : Crolles ne doit pas être une vitrine au milieu d’un champ de ruines : l’avenir de ST-Tours, celui du site du Rousset (avec la décision à prendre d’une 12 pouces) doivent être assurés, LFoundry doit être repris. Idem pour l’Italie avec Micron et les sites de ST.

Stop au tassement de nos salaires ! Oui à la reconnaissance de notre travail !

Arnaque des « comparatios », « anciens » ayant des primes à la place des augmentations, primes prises en compte pour la comparaison aux minimums, réajustements effectués sur le budget des augmentations, minimums de JG disparus, mérite compensant à peine l’inflation, modalités des EPA contestables… La liste est longue des problèmes.  Tout cela concourt au tassement de nos salaires.

Les NAO vont arriver et la direction veut les plomber en mettant en avant les difficultés économiques que sa gestion a créées. Pour repartir de l’avant nous avons au contraire besoin de motivation, de la reconnaissance de notre travail, avec un budget permettant un bon niveau d’augmentation. (augmentation générale + promotion &évolution)

 Nous proposons aussi un accord d’entreprise créant une grille spécifique ST de minimums améliorés par rapport aux Conventions Collectives, obligatoires à respecter, avec une assiette correcte. Et avec des règles d’évolution entre coefficients, autres que le simple arbitraire.

Le 6 Février, la CGT appelle à manifester partout en France

  • Contre l’alignement du gouvernement sur les thèses du MEDEF !
  • Pour diminuer le coût du capital !
  • Pour des réformes répartissant mieux les richesses !
  • Pour exiger embauches et augmentations de salaire !

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Une réaction à “Ce n’est pas à nous de payer leurs erreurs !

  1. Salut.

    Vous parlez d’interpeler les pouvoirs publiques.
    La seule manière de le faire efficacement est de le faire de manière intersyndicale large.
    Le Collectif des salariés de STMicroelectronics en France (http://www.cad-st.org) est par nature favorable à ce typre d’approche et reste ouvert à toute proposition de rédaction de déclaration commune.

    Cordialement.