Négociation QVT du 9/11

Qualité de Vie au Travail … ou…  Travail malade ?

La direction a convoqué le 9 novembre une première réunion de négociation sur la Qualité de Vie au Travail.

Sous un discours alléchant, le discours patronal sur la « QVT » et les textes signés dans d’autres sociétés insistent sur la responsabilisation individuelle du salarié, et des managers, au détriment des collectifs de travail. La plupart sont remplis d’injonctions et de recommandations contradictoires, qui visent à dédouaner l’employeur de ses responsabilités. Cette négociation arrive dans un contexte de recherche d’augmentation de la productivité des salarié-e-s (Lean management).

Mais en fait, c’est le travail qui est malade et ce sont les salariés qui en souffrent.

C’est donc la qualité du travail qu’il faut améliorer, la souffrance des salariés qu’il faut prendre en compte et combattre. Cette souffrance est liée notamment aux réorganisations et aux suppressions d’emplois (PDV), à la poursuite de l’austérité salariale, à la gestion comptable, qui déshumanise le lien entre ST et ses salariés.

Un autre aspect est important : les directions essaient régulièrement de contourner les syndicats et les instances représentatives du personnel. Nous craignons que ces négociations soient une tentative de plus en ce sens. Or ce n’est pas un hasard si les syndicats, Délégués du personnel, CHSCT, CE, … ont émergé. C’est parce que ce sont des outils efficaces, élus ou constitués par les salariés pour les défendre.

Comment faire pour soigner le travail, répondre à la souffrance des salariés ?

Pour combattre les Risques Psycho Sociaux, nous demandons le renforcement des prérogatives CHSCT, DP,… en se situant dans le cadre des accords et conventions existants. Par exemple :

  • les recommandations des CHSCT doivent être suivies par la direction. Il faut arrêter de mettre des obstacles aux expertises nécessaires.
  • Accompagnement de tous les salariés qui le souhaitent par un délégué de son choix, en cas d’entretien, même s’il ne s’agit pas d’une procédure disciplinaire.

Les accords de QVT sont souvent remplis de bonnes intentions, mais laissent de côté les problèmes de fond et l’essentiel.

Certaines mesures (comme l’aménagement correct de salles de pause, de repos) sont des choses qui devraient être mises en place depuis longtemps et qui sont d’ailleurs revendiquées dans les instances depuis longtemps ! D’autres sont des mesures très décalées vis-à-vis des problèmes réellement importants (conciergerie, séance d’ostéo…).

Pour la CGT il faut se concentrer sur des mesures concrètes importantes, sur les points qui sont aujourd’hui des obstacles à la qualité du  travail ou une source de problèmes. Outre l’austérité salariale, en voici quelques-uns, selon nous :

  • les licenciements des personnes devenues inaptes, alors que nous avons un accord handicap, non respecté
  • la protection des risques psycho-sociaux abordés plus haut, avec des expertises externes sous le contrôle des CHSCT,
  • les problèmes de pénibilité en salle-blanche, de travail de nuit…
  • les dépassements du temps de travail
  • l’insuffisance des effectifs
  • le télétravail qui doit être étendu et amélioré
  • les problèmes liés aux déplacements professionnels
  • le droit à la déconnexion et l’impact des nouvelles technologies sur l’organisation du travail

La liste ci-dessus demande à être enrichie par les salariés.

Nous sommes peu convaincus des artifices autour de la qualité de vie au travail, mais nous sommes prêts à discuter des conditions de travail.

Avant toute négociation d’un accord QVT, nous demandons que les instances du personnel en particuliers les CHSCT, fassent un état de lieu précis des conditions de travail sur les sites et donne des axes d’amélioration.

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