Négociation Nationale Convention Collective (1)

Pourquoi faut-il connaître la convention nationale des Ingénieurs et Cadres (I/C) ?

Un ingénieur ou un cadre de la métallurgie dépend de la convention collective nationale. Son contrat de travail est donc encadré par les 32 articles qui son inscrit dans la convention.

Cette convention est intéressante à plus d’un titre et voici pourquoi :

  1. Tout d’abord elle borde le contrat de travail d’un IC sur la période d’essai, le départ en retraite, l’ancienneté, les déplacements, les congés et bien évidemment le salaire avec les classifications. Elle est donc un support à valoriser et à connaitre pour faire valoir ses droits !
  2. Elle pointe et démontre que nos propositions CGT s’appliquent déjà à une catégorie de salarié et que l’enjeu est donc bien de les étendre aux autres salariés selon le principe de faveur. Elle valorise l’articulation entre le besoin de défendre des intérêts particuliers tout en priorisant l’intérêt général.
  3. Comme la convention est nationale cela limite les disparités et donc la mise en concurrence des salariés !
  4. La convention valorise les qualifications et valide le fait que celles-ci évoluent en permanence (Articles 20, 21 et 22).
  5. Un point à améliorer c’est le besoin de fixer un temps de travail donné et mesuré pour garantir le salaire dans la logique du taux horaire et sécuriser les conditions de travail des IC.

Par exemple : Dans l’article 20 il est dit : «  Mais le développement normal d’une carrière d’ingénieur ou de cadre, qui fait progressivement appel à la valeur professionnelle et qui augmente parallèlement l’importance des services rendus, doit entraîner une variation correspondante de la rémunération. »

Nous avons dans cet article la reconnaissance par le patronat que ce qu’il faut payer c’est la qualification. Du fait qu’elle évolue en permanence il faut la payer par une évolution de carrière. C’est légitimé par le fait que cette augmentation de la qualification augmente indirectement la valeur de l’entreprise par l’élévation du savoir-faire et directement par l’élévation des richesses dégagées du travail.

C’est pour cela que l’article 21 décrit le processus de classification et que l’article 22 le décline par la mise en place des indices hiérarchiques qui s’échelonnent durant 21 ans !

Enfin cela valide que c’est l’individu qui possède des qualifications et non un poste. C’est pour cela que l’évaluation d’un poste n’a pour objectif que de vérifier qu’il y a bien adéquation entre les qualifications requises pour tenir un poste et la personne qui va être affecté sur ce poste !

Pourquoi faut-il que nous ingénieurs et cadres nous nous mobilisions tout de suite :

Cela fait des années que l’UIMM dévalorise le salaire et l’évolution de carrière en revalorisant très peu ou pas du tout les minima des Ingénieurs et Cadres.

Dans les entreprises beaucoup de direction ont :

  • Supprimé les augmentations générales pour les I/C.
  • Pas mis en place de 13ème mois mais des primes totalement aléatoires basées sur des critères invérifiables.
  • Augmentations individuels basées la aussi que sur des critères aléatoires et totalement subjectif (comportement, objectifs extérieurs à l’activité réel mise en œuvre dans son travail…)
  • Entretient annuel pernicieux et déloyal
  • Non-respect des seuils d’accueils et de l’évolution de carrière tel que stipulé dans les articles 20, 21 et 22 de la convention nationale des I/C de la métallurgie.

Il faut donc se mobiliser pour faire appliquer l’existant et empêcher l’UIMM de le détruire. Il faut le faire maintenant et partout pour ne pas basculer dans un système ou l’arbitraire deviendra la loi au détriment des garanties individuels et collectives !

C’est pour cela que la CGT propose une convention unique :

  • Permettrait de gommer les différences et éviteraient la mise en concurrence des salariés. Le changement d’entreprise, de lieu d’habitation et de travail n’auraient aucune influence sur la rémunération, sur les droits (dans ce cadre cela aurait une influence importante sur la précarité) d’un salarié.
  • Permettrait une réelle évolution de carrière, prenant en compte les périodes de formation, l’évolution des savoirs tout évitant les blocages liés au statut.
  • Le classement de chaque salarié serait déterminé en fonction de critères uniques opposables à l’employeur devant les tribunaux.
  • Permettrait de combattre efficacement les discriminations.

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