FRIC des PATRONS : Un petit tour chez SOITEC

Ah l’argent ! On connaît (on subit) la grande prudence de nos dirigeants quand il s’agit de rétribuer correctement notre travail. Ainsi de la direction de ST Micro, qui ne s’est pas arrêtée un instant durant le Covid, et qui néanmoins, reporte sa décision d’avoir, ou pas, une politique salariale. D’ailleurs il y a une pétition à signer :

http://chng.it/S7RmH68z

Par contre cette prudence patronale disparaît quand il s’agit de se rétribuer soi-même… faisons un petit tour chez nos collègues de SOITEC. Ce sera une introduction pour examiner dans le détail la situation chez nous, une situation marquée par l’accroissement des inégalités, comme nous le verrons prochainement.

tt_soitec_juin2020

 

SOITEC : Une direction qui dit « NON »

Quand on lit le tract de nos camarades, on trouve un air de familiarité avec notre entreprise. Questions concrètes sur les mesures sanitaires, sur les conditions de travail dans les temps de « Covid ». Et puis nos camarades abordent les questions d’argent. L’argent des dirigeants, et celui des salarié.e.s avec un questionnaire lancé pour préparer les NAO. Mais avant tout ce qui semble se dégrader à Soitec, c’est le fameux « dialogue social », en panne.

tract_soitec_mai2020

 

Protection Sociale à STMicroelectronics :

 « Frais de Santé » et « Gros Risques »

Lors du CCE du 27/06/2017, la Direction a présenté le bilan de la protection sociale, et a indiqué la volonté de la direction de faire un audit par un expert extérieur parmi les 5 cabinets choisis par la direction. La direction nous parle de Conseil, mais ces 5 cabinets font aussi du courtage et de la gestion d’assurances, ce qui ne porte pas à avoir une impartialité dans les conseils et l’analyse donnés.

A priori, les difficultés actuelles viennent du vieillissement de la population et des « réformes » gouvernementales. Selon les actuaires de l’AG2R, la non-embauche des jeunes, le vieillissement de la population ST, coûte 8% par an pour le « Gros Risques » et 2% par an pour les « Frais de Santé ».

Nous avons rappelé les principes de solidarité de notre système actuel : cotisation en fonction des revenus, famille protégée sans surplus de cotisation, même niveau de protection pour tous les salariés.

La Direction nous a informé du départ en juillet du responsable « Compensation & Benefit France » et de son remplacement. Nous avons soulevé le problème que pose la remplaçante qui vient de AON,  un des experts pressentis par ST. Nous avons dit à la Direction que si c’était le cas, AON ne pouvait pas être choisie, car il y avait conflit d’intérêts.

Déclaration faite au CCE de juin par la CGT :

« Il y a manifestement la volonté de la direction d’apporter des modifications profondes aux systèmes de protection sociale dont bénéficient les salariés de ST, puisque que la direction a affirmé le 23/06/2017 ‘ne rien s’interdire’ à ce sujet.

Ne nous ne comprenons pas les raisons de la direction, alors que les comptes « Frais de Santé » et « Prévoyance » ont un bon équilibre entre les Sinistres et les Primes, qu’il y a un bon travail de la Commission Prévoyance avec le prestataire actuel AG2R, et que les prestations fournies aux salariés sont de bon niveau, même si le changement de prestataire tiers-payant récent a pu occasionner des problèmes.

Quoi qu’il en soit, nous tenons à rappeler notre attachement au principe fondateur de la Sécurité Sociale: «Où chacun cotise suivant ses moyens et se soigne suivant ses besoins.» ; C’est pourquoi nous tenons à réaffirmer notre fort attachement aux principes de solidarité qui règlent actuellement la protection sociale des salariés de ST, soit :

  • Notre structure de cotisation où chaque salarié cotise suivant ses revenus
  • La couverture de toute la famille, incluant conjoint et enfants, sans cotisation optionnelle individuelle supplémentaire
  • La même protection de haut niveau pour tous les salariés
  • Une participation de ST à hauteur minimale de 50%. »

Télétravail et droit à la déconnexion à ST

Propositions pour étendre et améliorer le télétravail ; pour le droit à la déconnexion

Partant des demandes des salariés, des chiffrages de plusieurs enquêtes, nous proposons d’améliorer la vie au travail et personnelle de plus de 500 personnes sur le site de Grenoble, et la productivité du travail. Tout cela pour un coût très faible. Nous proposons à une Direction réticente des mesures concrètes, expérimentales, mesurables : étendre et améliorer le télétravail, c’est possible. Ensuite nous avons des propositions pour donner au droit à la déconnexion un contenu.  Lisez notre tract (Télétravail et droit a la déconnexion).

Nos propositions

EXTENSION DU TÉLÉTRAVAIL :

  • le droit à bénéficier de plus d’un jour de télétravail par semaine, et de pouvoir reporter un jour de télétravail non utilisé ;
  • le droit à bénéficier de plages horaires télétravaillées le matin ou le soir ;
  • la prise en compte des pics de pollution ou de fortes intempéries ou lorsque la circulation est bloquée.

AMÉLIORER LES CONDITIONS DE TÉLÉTRAVAIL (des pistes) :

  • la possibilité d’avoir le droit pour un salarié de télétravailler pendant une période de test, par exemple un mois, avant que le manager accorde ou refuse le droit de télétravailler ;
  • la prise en compte (un peu) des convenances personnelles, notamment liées aux rythmes scolaires ;
  • la diminution des cas d’arrêt automatique de l’accord de télétravail ; ceux-ci sont trop étendus et exagérés, souvent inopportuns (changement de poste, de lieu de travail ou d’organisation, manifestation de risques psycho-sociaux) : le manager peut mettre fin au contrat sans justification et sans tenir compte des convenances ou contraintes personnelles ;
  • la prise en charge de frais supplémentaires : écran, souris, etc.