Entre le marteau et l’enclume ?

N’oubliez pas de remplir notre enquête « déconfinement » !

Pour remplir l’enquête, cliquez sur le lien suivant : Enquête sur les conditions du déconfinement à ST


Tel est le titre d’un petit article paru récemment dans « Les Echos ». Un article qui cible notre entreprise. A suivre de près, car en dehors des aspects purement électoralistes de l’offensive de Trump, il y a une visée à plus long terme vis à vis de la Chine. Et dans cette « guerre commerciale » sino-américaine, l’Europe et ses entreprises se trouve en posture délicate, puisque en grande dépendance que ce soit pour la technologie (on ne sait plus produire en Europe dans les technologies de pointe et la R&D y a été abandonnée dans ce domaine), dans celui des composants clefs (microprocesseurs, mémoires), et dans celui des outils permettant de concevoir les produits.

Publié le 20 mai 2019 à 20h06Mis à jour le 20 mai 2019 à 20h09

Il ne fait jamais bon de se retrouver entre le marteau et l’enclume. STMicroelectronics le constate, dont l’action a le plus dévissé (-9 % durant la séance) parmi les grands fabricants de puces. Les investisseurs mondiaux ont essayé de prendre la mesure du placement de Huawei sur la liste noire du président Trump, bien alertés en plus par la décision de Google de priver les smartphones rouges de son logiciel Android . La posture de la prise de bénéfice (+13,5 % depuis le début de l’année) l’a emporté, au vu de la cote d’amour dans la moyenne (14 fois le résultat prévisionnel) et de la dose d’incertitude supplémentaire. Car le joyau franco-italien n’a pas beaucoup éclairé les lanternes des analystes à ce stade, à la différence de l’allemand Infineon dont la majorité des produits espère ne pas être soumise aux restrictions américaines. Autant les investisseurs apprécient la volatilité induite par la macroéconomie sur le cycle des microprocesseurs, autant ils redoutent un nouveau scénario géopolitique pour ce secteur riche en composants sensibles pour les sécurités nationales. En quelques mois Huawei aura été menacé, repêché et blacklisté par l’Oncle Sam. Ce qui a changé dans l’intervalle, c’est que nombre de stratèges boursiers ne croient plus à un simple affrontement commercial, mais craignent davantage l’émergence sous leurs yeux d’une rivalité au long cours entre deux superpuissances, ce qui ferait mal aux chaînes de valeur et compliquerait les concentrations.

Pétition « le jour d’après »

Le confinement qui nous est imposé l’est en grande partie, sous sa forme actuelle, parce que les politiques libérales ont affaibli les hôpitaux et la recherche médicale, délocalisé la production de biens essentiels. Se rajoute l’incurie totale du gouvernement Macron, alliant négligence et mensonges, ce qui aboutit à ce que 4 mois après le début de l’épidémie en Chine, nous manquions de masques, de gel, de lits d’hôpitaux, d’appareils respiratoires, de tests, et bientôt de médicaments !

La pétition qui suit n’est pas parfaite. Mais elle a l’avantage d’exiger un certain nombre de choses, et de poser un certain nombre de questions, pour éviter que le « jour d’après » ne ressemble pas au « jour d’avant », sachant que si on ne fait, rien, il sera pire, car se rajouteront les conséquences de la récession, que les riches voudront, bien sûr, faire payer aux populations.

https://www.cgt.fr/actualites/petition-plus-jamais-ca-construisons-ensemble-le-jour-dapres

Aéroports de Paris, notre bien commun

Le gouvernement veut nous refaire le coup des autoroutes !

Une longue histoire :

  • ADP a été créé en 1945 pour construire, aménager, développer et exploiter les aéroports d’Île-de-France. Ces missions ont permis de placer la France et son savoir-faire aéroportuaire au tout premier plan international.

Une expertise garante de la sécurité du transport aérien :

  • Aéroports de Paris est un des rares gestionnaires d’aéroports capable d’assurer à la fois l’exploitation, la maintenance, l’ingénierie, la construction, la sécurité, la sûreté et la relation avec les riverains. Ces compétences rares et ce savoir-faire unique sont possibles parce qu’Aéroports de Paris est une entreprise publique qui a su développer l’expertise de ses personnels.

Aéroports de Paris en quelques chiffres :

  • 6 680 hectares soit l’équivalent en surface des 2/3 de Paris
  • Part dans le trafic des passagers en France : 51.03%
  • Part dans le fret aérien : 83%
  • De 2006 à 2018, l’État a reçu 1.5 Milliards d’Euros de dividendes
  • 5% du PIB régional
  • 2.2% de l’emploi en France

Les aéroports sont stratégiques pour le développement économique et social du pays, ainsi que pour l’intérêt général. Ils sont un élément déterminant pour la création de richesses et d’emplois en France, pour un aménagement du territoire équilibré.

Le Référendum d’Initiative Partagée (RIP) est un moyen d’empêcher ce mauvais coup :

Prenez quelques minutes pour le soutenir en cliquant ici.

PS : Mode d’emploi ici si vous rencontrez des difficultés, ce qui est fort probable vu les (non) moyens déployés par le gouvernement pour faire échouer ce premier référendum (il n’y a pas que nous qui le disons) .

STMicroelectronics : Pour un vrai retour social vers les salariés !

Lettre envoyée à la direction

 Madame, Monsieur,

Les résultats financiers de l’entreprise rendent possible et nécessaire un retour social vers les salarié-e-es, ceux-ci étant, comme vous le savez, l’élément clef de la réussite de l’entreprise.

Ce retour social doit tout d’abord concerner les salaires. Après des années de vache maigre, il est nécessaire d’avoir cette année, pour tou-tes-s les salarié-e-s un niveau d’augmentation nettement supérieur à l’ordinaire, sans laisser une seule personne sur le bord du chemin.

Outre ce point fondamental, un certain nombre de questions sociales se posent. La liste suivante n’est pas exhaustive, et fait l’objet de discussion avec les salarié-e-s. Citons :

  • la nécessité d’embauches en CDI
  • le maintien de notre régime « frais de santé » sans toucher aux solidarités qui le caractérisent
  • le rattrapage des retards salariaux et de carrière des femmes
  • la protection des salariés handicapés ou devenant inaptes
  • le maintien de la subrogation

Concernant l’intéressement, la CGT, non signataire de ce texte car en désaccord avec les critères et le mode de calcul, a été alertée par des publications de diverses organisations syndicales qui font état de discussions avec vous (dans quel cadre ?). Nous trouvons proprement stupéfiant qu’il y ait, aux dires des signataires de l’accord, un risque d’intéressement identique voire plus bas, cette année. Pour la CGT, le BA BA est que, dans le contexte actuel, vous assuriez un intéressement nettement supérieur à la « norme » par ailleurs fort basse en vigueur à ST.

Toutes ces questions sociales doivent être traitées au plus tôt. Nous vous demandons donc de convoquer une réunion de tous les syndicats pour négocier et renégocier réellement de ces sujets.

Nous n’en oublions pas pour autant notre vigilance concernant la stratégie économique de l’entreprise, qui reste essentiellement financière et n’assure pas selon nous un avenir durable à l’entreprise.

Nous vous informons que dans ce contexte de revendication d’un véritable retour social, notre syndicat organisera le 5 avril une journée d’information et de mobilisation.

Le 5 avril, on envoie un message à la direction : il n’y a pas que les actionnaires qui comptent !