Protection Sociale à STMicroelectronics :

 « Frais de Santé » et « Gros Risques »

Lors du CCE du 27/06/2017, la Direction a présenté le bilan de la protection sociale, et a indiqué la volonté de la direction de faire un audit par un expert extérieur parmi les 5 cabinets choisis par la direction. La direction nous parle de Conseil, mais ces 5 cabinets font aussi du courtage et de la gestion d’assurances, ce qui ne porte pas à avoir une impartialité dans les conseils et l’analyse donnés.

A priori, les difficultés actuelles viennent du vieillissement de la population et des « réformes » gouvernementales. Selon les actuaires de l’AG2R, la non-embauche des jeunes, le vieillissement de la population ST, coûte 8% par an pour le « Gros Risques » et 2% par an pour les « Frais de Santé ».

Nous avons rappelé les principes de solidarité de notre système actuel : cotisation en fonction des revenus, famille protégée sans surplus de cotisation, même niveau de protection pour tous les salariés.

La Direction nous a informé du départ en juillet du responsable « Compensation & Benefit France » et de son remplacement. Nous avons soulevé le problème que pose la remplaçante qui vient de AON,  un des experts pressentis par ST. Nous avons dit à la Direction que si c’était le cas, AON ne pouvait pas être choisie, car il y avait conflit d’intérêts.

Déclaration faite au CCE de juin par la CGT :

« Il y a manifestement la volonté de la direction d’apporter des modifications profondes aux systèmes de protection sociale dont bénéficient les salariés de ST, puisque que la direction a affirmé le 23/06/2017 ‘ne rien s’interdire’ à ce sujet.

Ne nous ne comprenons pas les raisons de la direction, alors que les comptes « Frais de Santé » et « Prévoyance » ont un bon équilibre entre les Sinistres et les Primes, qu’il y a un bon travail de la Commission Prévoyance avec le prestataire actuel AG2R, et que les prestations fournies aux salariés sont de bon niveau, même si le changement de prestataire tiers-payant récent a pu occasionner des problèmes.

Quoi qu’il en soit, nous tenons à rappeler notre attachement au principe fondateur de la Sécurité Sociale: «Où chacun cotise suivant ses moyens et se soigne suivant ses besoins.» ; C’est pourquoi nous tenons à réaffirmer notre fort attachement aux principes de solidarité qui règlent actuellement la protection sociale des salariés de ST, soit :

  • Notre structure de cotisation où chaque salarié cotise suivant ses revenus
  • La couverture de toute la famille, incluant conjoint et enfants, sans cotisation optionnelle individuelle supplémentaire
  • La même protection de haut niveau pour tous les salariés
  • Une participation de ST à hauteur minimale de 50%. »

CCE des 1 et 2/12/2015 : Handicap, Prévoyance, Frais de santé

Les élus CGT au CCE de ST ont rendu les avis suivants :

  • Accord Handicap : avis réservé

Des points positif (« le taux d’emploi a augmenté et il est prévu qu’il augmente encore ») et d’autres négatifs (« Un nombre important de salariés en inaptitude ne sont pas reclassés au sein de ST « ).

Déclaration complète : Avis des membres CGT au CCE sur le projet d’Accord Handicap

  • Prévoyance : avis réservé

Nous trouvons scandaleuse la proposition initiale de la direction de baisser de 5% les prestations incapacité de travail. Nous rappelons que depuis les « optimisations fiscales » mises en place en 2007 les salariés payent cette garantie à hauteur de 90%, là où la direction n’y participe plus qu’à hauteur de 10%.

Déclaration complète : Avis des membres CGT au CCE sur le projet d’Avenant N°5 sur la Prévoyance

  • Frais de santé : avis favorable

Cet avenant « technique de mise en conformité », traduit -suite au décret du 18/11/2014- la mise en place des nouveaux contrats responsables au 1er janvier 2016, avec des garanties planchers et un mini. Il faut que les salariés soient bien informés sur les changements en optique, où le législateur impose un seul équipement optique tous les 2 ans pour les adultes, sauf en cas d’évolution de la vue.

Déclaration complète : Avis des membres CGT au CCE sur le projet d avenant n°7 -Frais de santé-

CCE du 6 octobre 2015 : Le droit d’alerte se poursuit

Le CCE interpelle le Conseil d’Administration et le Conseil de Surveillance de ST

Le Comité Central d’Entreprise réuni le 6/10 a poursuivi la procédure de « droit d’alerte » après examen d’un rapport de l’expert SECAFI. Dans notre cas cette procédure est assez formelle car « l’alerte » a déjà largement été donnée. Cependant il s’agit d’un outil dont il faut se servir pour poursuivre notre combat.

Ci-dessous vous trouverez la déclaration des élus du CCE et n’ayant pu convaincre nos collègues de prendre en compte nos propositions, une déclaration complémentaire faites par les élus CGT.

Déclaration des membres du Comité Central d’Entreprise lors de la séance extraordinaire du mardi 6/10/2015 suite au rapport d’expertise déclenché dans le cadre de la procédure d’alerte.

Conformément aux dispositions des articles L.2323-80 et L.2323-81 du code du travail, le Comité Central d’Entreprise décide, à l’unanimité de ses membres, de procéder à la saisine du Conseil d’Administration de STMicroelectronics SA et de faire procéder à l’information des associés.

Le CCE reprend les conclusions du rapport :

  1. Il est nécessaire de passer des composants aux systèmes dans les 2 marchés les plus porteurs des semi-conducteurs, l’IoT et l’ADAS automobile et de repenser l’accès au marché pour le numérique (accéder aux marchés de niches).
  2. La séparation entre EPS numérique français et SPA analogique italien devrait être abandonnée pour retrouver une coordination et des offres produits communes.
  3. Il est important de créer une nouvelle dynamique sur de nouveaux marchés, incarnée par une équipe de direction renouvelée.

A l’unanimité les membres du CCE demandent la position du Conseil d’Administration de STMicroelectronics SA sur le rapport et ses conclusions.

A l’unanimité les membres du CCE demandent également la transmission du rapport au Conseil de Surveillance de STMicroelectronics NV et attendent sa position sur le rapport et ses conclusions.

Déclaration complémentaire des élus CGT

  1. L’exploration nécessaire de nouveaux marchés du numérique doit se faire en parallèle avec le maintien des efforts dans les secteurs où ST est présent aujourd’hui, comme les décodeurs. De même le savoir-faire accumulé dans les décodeurs peut être utilisé dans d’autres secteurs comme les circuits pour infrastructures télécoms.
  2. La R&D technologique doit être poursuivie, dans deux voies; celle du FDSOI et celle de la préparation du retour dans la technologie standard. Des coopérations doivent être recherchées pour cela, mais ces coopérations ne peuvent exister sans effort propre de ST; cet effort dans la technologie est justifié par le maintien dans le numérique.
  3. La voie de la fonderie doit être réellement explorée.
  4. Concernant les moyens de cette stratégie offensive, il est clair qu’un retour complet dans le numérique nécessitera un apport de capital. Pour commencer des ressources sont mobilisables : par l’arrêt de la distribution des dividendes, le recours à l’endettement, et l’utilisation correcte des subventions publiques.

Les membres CGT du CCE demandent la position du Conseil d’Administration de STMicroelectronics SA sur nos demandes complémentaires.

Les membres CGT du CCE demandent également la transmission du rapport au Conseil de Surveillance de STMicroelectronics NV et attendent sa position sur nos demandes complémentaires.

 

De l’ePA au … Management de la Performance…

La direction a présenté un nouveau système d’évaluation destiné aux salariés qui étaient concernés par l’ePA. Il se nomme « Management de la Performance ».

Lors du CCE tous les élus présents en séance ont estimé « que cette consultation sur un sujet aussi sensible ne devrait pas avoir lieu 15 jours avant le déploiement du processus ».

Mettre en place un système d’évaluation est un sujet trop grave et avec des incidences trop considérables sur la santé et le bien-être au travail des salariés pour que ce soit fait à la légère et à la va-vite. D’autant que le nouveau système a été élaboré sans concertation avec les représentants des salariés et sans tenir compte de l’essentiel des précédentes préconisations  des CHSCT »

Ci-dessous les premières réflexions de notre syndicat sur le fond du nouveau système :

  • Le nouveau système ne concerne toujours pas tous les salariés, un certain nombre d’opérateurs et techniciens, essentiellement en production, n’y étant pas rattachés.
  • Dans l’exposé des motifs, il semble que la direction veuille répondre au mécontentement de beaucoup de salariés sur l’ancien système ePA (par exemple, sur les gaussiennes de note). Mais comment savoir si le nouveau système de notation sera pire ou meilleur que le précédent ?
  • Ce nouveau système ne comporte plus la catégorie très stigmatisante du « NI » mais il n’y a plus que trois « notes ». Outre « l’Oustanding » fixé par la direction à 5% des effectifs, le commun des mortels (95% des salariés) sera réparti entre 2 niveaux seulement. Les « bons » et les « mauvais » ?Avec quel impact sur les Risques Psycho Sociaux ?
  • Pour nous, tout système de notation est inadapté à l’évaluation du travail des salariés, qui comme toute activité humaine, se place dans un continuum complexe où les nuances sont nécessaires.  Celui-ci, avec son approche binaire, est donc loin d’une approche valorisante des situations humaines. La CGT confirme sa demande de suppression de ces notes.
  • Si on regarde de plus près, on constate que rien n’a changé sur le fond.
  • Ainsi tout est basé sur la relation individuelle du salarié avec son manager, sans jamais replacer la performance dans le contexte  collectif, et sans recours aucun face à un éventuel Les documents présentés ne semblent pas aborder explicitement la charge de travail (élément obligatoire pour les personnes au forfait jour), l’organisation du travail, l’articulation entre vie professionnelle et vie privée et la rémunération.
  • De même les soi-disant « valeurs » de l’entreprise auxquelles on demande toujours d’adhérer semblent détachées de toute réalité, ne s’appliquant même pas à ses propres dirigeants, et tendent plutôt à défausser la responsabilité de l’entreprise sur les individus, tout en entretenant beaucoup de flous sur les notions et les appréciations.