Déconfinement version 25 juin et la CGT écrit à la direction

Le gouvernement a édité une nouvelle version du protocole de déconfinement. A lire notamment les passages concernant les personnes vulnérables, ou les recommandations concernant les entrées-sorties dans les entreprises.

protocole-national-de-deconfinement_25062020

A ST, la CGT a écrit à la direction car nous observons divers problèmes d’application de l’accord en vigueur jusqu’à fin juin. Nous demandons aussi le maintien du paiement à 100% des personnes vulnérables ou vivant avec les personnes vulnérables.


Monsieur, Madame,

Notre organisation syndicale a signé 2 accords successifs qui traitent de la sortie du déconfinement et des mesures associées.

Le dernier accord , toujours en vigueur à ce jour prévoit la tenue de commission nationale, or à ce jour nous n’avons jamais été convoqué. Et cela est plus que dommageable pour garantir une équité de traitement et d’application des mesures comprises dans ces accords.

En effet, nous constatons à plusieurs égards que certaines dispositions de l’accord sont appliquées de façon négative pour les salariés de certains sites (les salariés de nuit de Crolles notamment)

De plus il est prévu qu’en cas d’évolution gouvernementale , la direction prenait  l’engagement (article 4) à revenir vers les organisations syndicales représentatives signataires.

Or au fil des annonces gouvernementales en juin mais également de façon aléatoire les règles d’application des mesures ont évolué de façon très disparate selon les sites et les horaires de travail des salariés sans que les partenaires sociaux n’en soient informés.

Merci de prévoir une commission de suivi national au plus tôt

Enfin ,vous n’êtes pas sans savoir que des évolutions d’allègement des protocoles sanitaires dans les entreprises sont en cours de discussion, et très vite des annonces seront faites pour permettre un retour plus conséquent physiquement sur les sites.

Néanmoins pour la catégorie des personnes vulnérables ou vivant avec des personnes vulnérables et compte tenu de la persistances de propagation du virus, il est nécessaire que nous discutions ensemble de la reconduction des mesures pour ces salariés au moins jusqu’à la fin de l’été.

Ces personnes à quelques jours de la fin de l’accord sont dans l’attente d’information ,nous souhaitons donc avoir un retour au plus tôt pour répondre aux attentes de ces salariés. Ce point doit être prioritaire.

Pour finir alors que la direction nous avait confirmé le paiement à 100% des personnes forfaits jours qui seraient en activité partielle, les réponses de certains sites indiquent que ces salariés ne seraient finalement pris en charge qu’à hauteur de 70%.( le dispositif de prise en charge des forfait jours aurait semble-t-il évolué pour ces catégories de personnel durant la crise CoVID 19)

Merci de préciser ce point également.

Dans l’attente de vous lire, veuillez recevoir mes salutations.

Sandy BEL DSCA CGT

Et en dehors de ST, le 7 juin

LUTTE INTERNATIONALE CONTRE LE RACISME ET LES VIOLENCES POLICIERES

Dans cet univers de déconfinement à géométrie variable, le meurtre de George Flyod aux Etats-Unis a conduit des centaines de milliers de personnes aux USA et dans le monde à manifester dans la rue. Car il y a urgence à réagir. Deux thèmes dominent ces mouvements : la lutte contre le racisme, et celle contre les violences policières. En France aussi de nombreuses manifestations ont eu lieu.

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/29/etats-unis-des-soldats-de-la-garde-nationale-deployes-a-minneapolis-apres-une-troisieme-nuit-de-violences_6041202_3210.html

Amnesty International a lancé une pétition ci-dessous : https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/petitions/justice-pour-george-floyd

La CGT a publié un communiqué :https://www.cgt.fr/comm-de-presse/la-cgt-condamne-le-racisme-et-les-violences-policieres-des-deux-cotes-de-latlantique

EN FRANCE LES ENTREPRISES VEULENT FAIRE PAYER LA CRISE COVID AUX SALARIES 

On a vu que ST empruntait la « mauvaise voie« , la voie anti-sociale. Elle n’est hélas, pas la seule, et on voit les licenciements, restructurations, gel de salaire, ou proposition d’accords « diminution de salaire contre maintien de l’emploi », se multiplier. Sans parler des dizaines de milliers d’emplois supprimés en silence dans les PME, le commerce, la culture.

https://www.lci.fr/emploi/coronavirus-report-des-conges-rtt-ou-vacances-baisse-de-salaires-ces-efforts-que-les-entreprises-demandent-aux-salaries-2155588.html

Les salarié.e.s ne sont pas dupes, comme le montre le sondage suivant :

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/sept-francais-sur-10-refusent-une-baisse-de-salaire-en-echange-d-un-maintien-de-l-emploi-selon-un-sondage-71c5b188b3004b0a292a91c45f3864a8

La CGT s’est exprimée sur ce sujet :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/baisse-des-salaires-une-solution-qui-n-est-ni-bonne-pour-les-salaries-ni-pour-l-economie-selon-la-cgt_3973639.html

 

 

Accord signé

Les trois syndicats représentatifs ont signé l’accord dont nous avons publié le projet le 30 mai. La CGT s’est prononcé pour la signature à la majorité des sites et a accompagné sa signature de la réserve suivante :

Cette signature est uniquement liée à la mesure de maintien des 100% de rémunération pour les personnes vulnérables (ou cohabitant avec des personnes vulnérables) et les femmes enceintes.

La CGT émet une réserve sur tout le reste de l’accord et estime que les personnes en garde d’enfants devraient bénéficier du 100%, en complément du chômage partiel.

 

ST : Déconfinement, calendrier NAO etc. Le point le 29 mai.

Vendredi 29 mai syndicats et direction se sont rencontrés pour discuter des modalités de déconfinement « phase 2 ». Dans le précédent article, nous avons expliqué les propositions de la CGT. La direction a présenté un projet d’accord :

Projet d’accord Déconfinement à ST phase 2

La direction n’avait pas jusqu’à présent utilisé le dispositif de chômage partiel. Alors qu’il lui aurait suffit de compléter pour arriver à 100% de rémunération, elle avait préféré – sans donner le motif de ce coût supplémentaire – prendre en charge directement à 100% les salaires des personnes concernées (femmes enceintes, personnes ne pouvant pas télétravailler et vulnérables, ou vivant avec une personne vulnérable, ou en garde d’enfants).

Revirement : pour les personnes ne télétravaillant pas, elle applique désormais la procédure de chômage partiel, mais n’accepte de compléter le salaire que pour les personnes vulnérables ou vivant avec une personne vulnérable (avec certificat d’isolement) et les femmes enceintes (déclaration de grossesse).  Pour le reste (personnes avec une attestation de l’école précisant que l’accueil est impossible), il faudra se contenter des 84% du net que représente le chômage partiel. On retrouve les économies de bout de chandelle typiques de l’entreprise. A moins qu’il ne s’agisse « d’inciter » à utiliser des congés pour s’occuper de ses enfants, qui, de toute façon, ne seront pas « normalement » à l’école et au collège.

La CGT se prononcera sur ce projet d’accord le 2 juin

Concernant le télétravail, la direction veut le lever progressivement en lien avec les capacités d’accueil des sites. Sur cette question du télétravail, il y a un gros travail à faire car on est passé d’un très faible télétravail à un télétravail « imposé » mixé avec de la garde d’enfants dans beaucoup de cas. A quelle situation « normale » revenir ? Une négociation pour mettre à jour l’accord doit démarrer en juin.

Cette question du « retour à la normale » va se poser dans tous les domaines. Pour la CGT il faut lier les décisions prises pour la vie des citoyens et les règles de l’entreprise. Pour ce début juin, nous pensons que la prudence reste de mise. Ensuite il faudra voir.

La CGT avait insisté sur l’ouverture des NAO. Finalement, la direction a annoncé une première réunion le 8 juin. Mais qui dit date ne dit pas augmentation ! A suivre de près.

La direction a aussi convoqué le 5 juin un CSE Central extraordinaire portant sur la situation économique.