Dans les choux ou l’intox de l’index, partie 2

Une négociation est en cours sur l’accord « égalité » à ST. La CGT n’est pas signataire de l’accord qui se termine. Les discussions pour le nouvel accord n’ont pas donné grand-chose. Prochaine réunion le 5 novembre.

Nous abordons dans cet article la question clef de l’égalité réelle des salaires et des carrières. Egalité réelle, ou plutôt inégalité réelle, bien loin de celle appréciée par l’indice mis en place par le gouvernement.

Pour commencer , on peut lire le début de l’aventure en suivant ce lien :

https://stmicro.reference-syndicale.fr/wp-admin/post.php?post=2645&action=edit

Et pour les autres salariés ?

Pour les technicien.ne.s et agent.e.s de maîtrise, le constat est simple :

Le gommage des 5% est mortel et permet de ne perdre aucun point de l’index alors que les différences de salaires fleurtent avec les 5%… Manque à gagner pour la carrière d’une femme entre 25 ans et 60 ans : 40 000 €… Mais ST ne perd aucun point… Autre point catastrophique chez les technicien.ne.s : l’effondrement de la part des femmes chez les jeunes… 8.5 % de femmes parmi les moins de 30 ans…

Pour les opératrices :

Les écarts de salaires ne sont pas conséquents… Même si le manque total à gagner sur 35 ans de carrière entre 25 ans et 60 ans reste en défaveur des femmes. Mais le problème est que les femmes sont minoritaires pour les moins de 39 ans et deviennent majoritaires ensuite. 25.7 % des opérateurices de moins de 30 ans sont des femmes, contre 61 % des opérateurices de plus de 50 ans… Que cache cette évolution ???? Que sont devenus les opérateurs hommes au cours de leur carrière ? Pourquoi ST embauche une majorité d’hommes chez les jeunes opérateurices ?

Pour les administratives ?

164 femmes pour 9 hommes. Mais rassurez-vous pour ce très faible effectif masculin, les salaires restent très supérieurs à celui des femmes (manque à gagner pour les femmes sur 35 ans de carrière : 47 000 €), mais comme les effectifs sont très faibles à ST, la « pondération » fait des miracles.

Conclusion

Derrière la com satisfaite de la direction, l’index met sous le tapis des inégalités bien présentes :

  • Inégalités croissantes et dramatiques chez les ingénieures et cadres tout au long de leur carrière,
  • Inégalité systémique chez les techniciennes dès l’âge de 30 ans et effondrement des effectifs féminins chez les plus jeunes,
  • Inégalité de carrière probable chez les opératrices et effondrement des effectifs féminins chez les plus jeunes,
  • Et chez les administratives : c’est une caricature. Les quelques hommes sont nettement mieux payés en moyenne et les astuces de calcul de l’index efface la disparité d’un coup de baguette magique…

ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE EN FRANCE

La CGT obtient de premières avancées

Le gouvernement a rendu public, jeudi dernier, les modalités de mise en place de la nouvelle obligation de résultat des entreprises en matière d’égalité professionnelle. Le principe d’une obligation légale de résultat en matière d’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes, assortie d’une sanction financière en cas de non-respect, reprend une proposition de la CGT. Restait à définir les modalités concrètes de son application….

Voir la déclaration CGT faite à Montreuil, le 22 novembre 2018

D’un clic téléchargez l’index de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes

Prud’hommes : Victoire pour Sandy et Karen à Grenoble

Dans son délibéré en date du 5 février 2018, la juge de départage des Prud’hommes a annulé la sanction infligée à nos camarades de Grenoble, condamne la direction de STMicroelectronics à leur verser les salaires injustement retenus, plus des dommages-intérêt, et à payer les frais de justice.

Plus d’info ici.

Gagner l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

« Les inégalités ne sont pas une fatalité, agissons. » La CGT lance une campagne nationale pour lutter contre les inégalités au travail, campagne qui va de pair avec la mise en ligne d’un « site d’action pour l’égalité professionnelle » visant à agir contre les discriminations professionnelles, notamment salariales, au sein des entreprises françaises. « Alors que 60 % des entreprises ne respectent pas la loi, qui impose de mettre en place un accord ou un plan d’action sur l’égalité femmes/hommes, seules 0,2% d’entre elles ont été sanctionnées par l’inspection du travail ».