Turbin… document à écouter sur le télétravail

https://bit.ly/3hmQzJS

Retrouver sur Travailler Au Futur : https://bit.ly/3hmQzJS les quatre épisodes de la 2e saison d’Au turbin le podcast réalisé par Amandine Mathivet , sociologue du travail, consacré au télétravail et aux professionnels qui veillent à la santé et aux conditions de travail des salaries.

“Après avoir entendu des inspecteurs du travail, des médecins du travail et des syndicalistes nous faire part de la manière dont ils ont continué à veiller aux conditions de travail, à prévenir les risques psycho sociaux et à garder le lien avec les salariés en télétravail, nous allons entendre deux sociologues nous livrer leurs analyses du télétravail.

Nous entendrons d’abord Marie Benedetto Meyer Maitresse de conférence en sociologie à l’université de technologie de Troyes, elle a récemment co-écrit avecAnca BobocSociologie du numérique au travail chez Armand Colin. A partir de ses entretiens de recherche elle nous fera part de ses analyses du télétravail pendant cette période où il a été massif et imposé. Comment des collectifs ont tenté de se recréer ? Comment les manager ont continué à jouer leur rôle ? Nous verrons également comment le télétravail sous couvert de flexibilité participe à rigidifier l’organisation.

Enfin, j’ai échangé longuement avec Nicolas Spire sociologue du travail au sein du cabinet Aptéis où il réalise des expertises pour les représentants du personnel élus au CSE le comite sociale et économique. Avec lui nous verrons ce que le télétravail dit du travail. Il rappellera l’importance des collectifs qui se trouvent fragilisés, atomisés par la diffusion du télétravail. On reviendra sur la nécessité de penser les organisations de travail, de réfléchir au rôle des managers, d’interroger ces organisations si pyramidales… nous verrons aussi dans quels paradoxes et contradictions sont prises les organisations syndicales avec la problématique du télétravail.”

Télétravail… pourquoi la direction veut-elle gagner du temps ?

La direction a convoqué les syndicats le 8 juillet à une « concertation » sur le télétravail, alors qu’ils réclamaient l’ouverture d’une négociation, déjà promise l’année dernière.

La direction a déclaré vouloir s’aligner « culturellement » avec le « Corporate » international et avoir besoin de plus de temps pour analyser notre façon de télétravailler.

Pour elle, la crise continuant, il n’y a pas lieu de de se précipiter car « tout le monde peut faire autant de télétravail qu’il veut ». La discussion aura lieu post Covid a minima.

lire la suite dans le tract joint, avec notamment les propositions défendues par la CGT

télétravail_tract_fin_juillet2021_concertation

 

 

 

Télétravailler tout en éduquant ses enfants ?

Ce nouveau confinement qui ne dit pas son nom, ramène de nombreux parents salarié.e.s un an en arrière. Cependant si l’année dernière demander un arrêt pour garde d’enfants était possible pour tous (moyennant le fait de le savoir et de passer le pas de la demande), cette fois-ci il est difficile pour un salarié en capacité de télétravailler de demander un temps partiel pour garde d’enfants : malgré les annonces de la ministre du travail, le gouvernement n’a publié aucun décret spécifique dans ce sens sur le sujet.

“un salarié en télétravail peut demander à être placé en activité partielle si la garde de son ou ses enfants l’empêche de poursuivre son activité normalement”  Tweet de Mme Borne, Ministre du travail

https://www.editions-tissot.fr/actualite/droit-du-travail/activite-partielle-pour-garde-d-enfants-comment-devez-vous-proceder

Le direction se retranche donc derrière cet état de fait pour enjoindre les salariés en télétravail à gérer la garde d’enfant, tout en conseillant la séparation stricte de la vie professionnelle et de la vie familiale (sic).

Pour beaucoup, cette situation est intenable psychologiquement : il faut arbitrer constamment ce qui révèle de l’éducation et du bien-être des enfants, avec le boulot. A cela s’ajoute aussi un accroissement des tâches ménagères (repas, ménage supplémentaire, etc..) consommatrices en temps. Encore une fois, des études menées cette année montrent que les inégalités s’accroissent en ce domaine au détriment des femmes.

Les situations individuelles, aussi singulières et complexes soient-elles (avec un enfant en bas âge, un adolescent en difficulté scolaire ou sociale, un enfant en situation de handicap, ou avec plusieurs enfants..) nous ramènent toutes à cette interrogation : quelle éducation souhaitons-nous pour nous enfants ? Au-delà de l’aide scolaire pure à laquelle nous sommes déjà tous inégaux, se pose la question de l’organisation du reste de la journée. Il ne nous semble pas sain de laisser des enfants plantés devant la télé et vaquer seuls à leurs occupations. A l’opposé d’une surveillance pure et simple des enfants, il est important d’affirmer que nous ne souhaitons passer du temps avec eux pour jouer, lire, échanger,  etc…

Ne pas être en mesure d’appliquer ces principes d’éducation est une difficulté psychologique supplémentaire.

Avec un an de retour d’expérience et une situation financière extrêmement favorable, on aurait pu s’attendre à ce que la direction et les ressources humaines prennent en compte ces problématiques et offrent aux salariés qui l’auraient demandé des congés pour garde d’enfants (ou les paye à 100% chez eux).

Bien sûr pour cela, il aurait fallu avoir confiance envers les travailleurs et ne pas les considérer par avance comme de possible fraudeurs.

https://www.huffingtonpost.fr/entry/conjuguer-teletravail-et-garde-denfants-un-vrai-casse-tete-meme-pour-les-plus-aguerris_fr_606595f0c5b6053b48e63738

L’exemple d’une petite société… qui a offert des congés supplémentaires à ses salarié.e.s

https://www.europe1.fr/societe/teletravail-et-vacances-scolaires-une-entreprise-offre-des-conges-a-ses-salaries-4038917

 

 

NAO chez les IC… plus aucun repère

Rappel : AG ZOOM à 13H ce jeudi 4 mars dans le cadre de la journée d’action salaires


La direction n’a toujours pas fait de communiqué concernant ses propositions pour cette catégorie. La dernière réunion a eu lieu mardi, la prochaine est prévue demain après-midi.

Outre le budget notoirement bas compte-tenu de l’année “0” en 2020, plusieurs choses apparaissent pour cette catégorie :

  • la disparition du dernier repère collectif, puisque la direction fait sauter le minimum d’augmentation qu’elle accordait aux personnes augmentées en 2019. Et pourquoi ? “Pour pouvoir réaliser de petites augmentations”….
  • la volonté de reporter toute la responsabilité de la politique salariale sur le manager, avec donc une individualisation encore plus forte du “management de la performance”
  • la volonté de pousser le variable, avec l’extension prévue pour les JG 12 et 13, sachant que le flou est complet entre les intentions affichées par la direction (la “performance” doit être “récompensée” par du variable pour les personnes qui en touchent) et la réalité actuelle. Voir notre lettre de demande d’explication. https://stmicro.reference-syndicale.fr/wp-admin/post.php?post=3018&action=edit

Ne serait il pas dans l’intérêt des ingénieurs et cadres d’obtenir avant tout une bonne augmentation générale ? Cela éviterait bien des divisions, du stress… et permettrait d’assurer une hausse régulière des salaires, conforme à l’expérience acquise.

Cette année, 2,5% de la masse salariale de ST France, répartie égalitairement, donnerait 107,38€.

Ce qui représente par exemple 2,3% du salaire médian des Ingénieurs et Cadres. Et bien plus pour les premiers JG…

Il suffirait de rajouter un budget pour le reste des éléments pour avoir une bonne politique salariale.