Nouvelles usines de semi-conducteurs : et la France ?!!

Dans https://siecledigital.fr/ du 15 octobre, on peut lire un article qui annonce une nouvelle usine de TSMC au Japon.

Un article d’Usine Nouvelle du 14/10 signé Ridha Loukil apporte des précisions supplémentaires, notamment quant à la possibilité d’une autre usine de TSMC en Allemagne.

https://www.usinenouvelle.com/article/tsmc-va-construire-une-usine-de-puces-au-japon-et-pourrait-faire-de-meme-en-allemagne.N1149947

Version PDF de l’article

article_UN_14102021_TSMC_Usines

Cette hypothèse avait déjà été évoquée cet été par le PDG de TSMC

https://www.nouvelles-du-monde.com/tsmc-envisage-lallemagne-comme-emplacement-pour-sa-premiere-usine-de-puces-europeenne-it-pro-news/

Selon plusieurs informations, ce projet a bien des chances d’aboutir. Sachant que par ailleurs l’Allemagne semble bien placée pour accueillir l’usine « baladeuse » d’Intel, dans les process les plus avancés, on voit bien le risque pour les autres pays européens, notamment la France et l’Italie, d’être les perdants de la relance européenne de notre industrie.

Ceci est directement liée à la position du PDG de ST, qui, ayant été l’artisan de l’abandon par l’entreprise du numérique avancé, reste figé dans une position « prudente » consistant en fait à demander plus de subventions pour l’entreprise telle qu’elle est aujourd’hui, au lieu de participer réellement à une vraie relance de notre industrie.

La CGT de Soitec et celle de ST ont écrit au gouvernement pour l’alerter sur ces risques et faire des propositions.


article de //siecledigital.fr/

Pour faire face à la pénurie mondiale de semi-conducteurs, Taïwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) vient d’annoncer la construction d’une usine de semi-conducteurs au Japon. Les fabricants du monde entier cherchent des solutions pour augmenter leur capacité de production et cela passe nécessairement par l’implantation de nouveaux sites.

TSMC va construire une usine de semi-conducteurs au Japon

Le sujet était sur la table depuis déjà plusieurs semaines au Japon. En effet, la construction de cette nouvelle usine au Japon semble indispensable pour pouvoir permettre à Sony, entre autres, de continuer ses activités. Justement, un accord a vraisemblablement été trouvé entre le fabricant de puces, le géant japonais et le gouvernement nippon qui décide d’apporter son soutien politique et financier afin de s’assurer que Sony ait un stock de puces dans les années à venir.

Si le Japon apporte son soutien, ce n’est pas par hasard. C’est évidemment parce que le gouvernement souhaite que les semi-conducteurs qui sortiront de cette nouvelle usine aillent en priorité vers le marché japonais. C’est une bonne stratégie pour avoir du stock et éviter de subir une éventuelle autre pénurie. Cette usine permettra en grande partie de fournir des puces à Sony, Denso, premier fabricant de pièces automobiles du Japon, et Toyota.

L’entreprise taïwanaise s’est engagée à consacrer 100 milliards de dollars sur trois ans au développement de nouvelles technologies et à la construction de nouvelles usines à travers le monde. TSMC n’a pas divulgué le coût de sa nouvelle usine au Japon, mais selon un récent rapport de Nikkei Asia, le montant dédié à la construction de l’usine pourrait atteindre les 800 milliards de yens, soit approximativement 6 milliards d’euros.

La chaîne d’approvisionnement actuelle est fragile

Malgré la construction de nouvelles usines à travers le monde, notamment en Arizona et à Taïwan, Sisi Wei, CEO de TSMC, rappelle que ses capacités de production resteront limitées jusqu’en 2022. Il précise que : « nous pensons que l’expansion de notre empreinte manufacturière mondiale nous permettra de mieux répondre aux besoins de nos clients. Cependant  avant que ces usines voient le jour, nous devrons faire avec celles à notre disposition ».

Un phénomène est à prendre en compte dans l’équation : les tensions politiques croissantes entre Taïwan et la Chine suscitent l’inquiétude des experts du marché des semi-conducteurs. En effet, la sécurité de la chaîne d’approvisionnement en semi-conducteurs pourrait être impactée. Au début du mois d’octobre, le ministre de la Défense de Taïwan a déclaré que l’île était confrontée à sa plus grave crise militaire avec la Chine depuis des décennies. Les passages des avions de chasse se font de plus en plus oppressants aux abords des côtes.

 

 

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